Partager l'article ! QUE CACHE LE "HASARD CREATEUR" ?: C'est la question qu'on doit se poser à la suite des scientifiques qui ont bâti nombre de leurs théories sur ...
C'est la question qu'on doit se poser à la suite des scientifiques qui ont bâti nombre de leurs théories sur cette
assise conceptuelle.
L'assise conceptuelle, c'est la fondation, le socle sur lequel on va construire une explication, une théorie... etc.
Il est absolument primordial que l'assise soit solide...
Les scientifiques, penchés sur le berceau de l'univers et des origines de la vie, avaient 2 possibilités de choix.
-- Soit ils travaillaient sur l'idée d'un "dessein créateur" et emboîtaient bon gré mal gré le pas d'une vision créationniste.
Ce choix était totalement inacceptable... compte tenu qu'il impliquait une sorte de suivisme religieux aux relents dogmatiques.
La science ne pouvait pas se résoudre à flirter avec la Religion et à se mêler des histoires de dogmes religieux et de "Bon Dieu Créateur"...
De plus, au-delà de ses soi-disant exigences et volontés (... selon les Religions !), le "Dieu Créateur" est et a toujours été le grand invisible, le grand muet... le grand insaisissable !
C'est déjà vrai pour les "croyants" qui passent leur temps à Le prier et à L'implorer et c'est encore plus vrai pour la science qui, au-delà des ultimes subdivisions de la matière et des énergies
explorées, n'a rien sur quoi s'accrocher pour appréhender dans son langage le concept de Dieu.
Or, la science a besoin de comprendre, de mesurer, de voir, de peser, d'analyser, de prouver.... "de prouver" !!
Sans ces nécessités, la science ne saurait admettre l'existence de quoi que ce soit !... a fortiori si l'on parle de "Dieu".
-- Soit ils niaient l'existence d'une telle entité et d'un tel dessein intelligent.
C'est ce que la science a fait et beaucoup de scientifiques ont épousé une vision matérialiste du "Créé" et du "Vivant". Ils se regroupent sous la bannière de l'Évolutionnisme et du
Néo-Darwinisme.
Dès lors, la science à travers ses dignes serviteurs a oeuvré pour ignorer Dieu. Elle a échafaudé toute une série de théories qui se passe allègrement d'un Dieu Créateur et le "Hasard Créateur"
fait partie aujourd'hui de cette vision "scientifique et cartésienne".
Ainsi "Le Hasard Créateur" est censé tout expliquer de A jusqu'à Z ... du Big Bang aux origines de la Vie. Il est censé expliquer tous les processus de complexification aboutissant à l'Homme.
... C'est de ce sacré "Hasard Créateur" dont il nous faut parler !
Il ne faut pas se contenter de dire "Le Hasard a bien créé tout ce qui existe... c'est scientifiquement "prouvé" et Dieu n'a rien à voir là-dedans !"... il faut décortiquer et disséquer
par le menu toutes les étapes et tous les processus par lesquels le Hasard a pu créer le grand spectacle du monde... ce que nous sommes et ce qu'on a sous les yeux.
Il faut aller au-delà des assertions elliptiques soi-disant "scientifiques".. du style "hop-hop"... Affirmation-Conclusion !!.. Circulez, il n'y a rien à rajouter !!... La Science a
parlé !...
... LA SCIENCE A PARLÉ !
La vérité, c'est que dans ce domaine, il y a très peu de dit et beaucoup de non-dit !
Partant de ce constat, il faut approfondir certaines étapes et processus par lesquels le Hasard aurait soi-disant créé.
En somme, avant de l'encenser "à genoux", il faut voir ce que ce concept a dans le ventre !... Où peut-il nous mener ?
Quand on commence à reconsidérer certaines étapes obligées de la théorie appelée "Hasard Créateur", on s'aperçoit très rapidement que la clarté et la limpidité du concept et de son contenu
disparaîssent dans un mur de brouillard et d'affirmations quasi gratuites !!
C'est contre une certaine opacité savemment entretenue que j'aimerais m'élever car dans le domaine des théories entourant la Création et les origines de la vie et de la complexité, la messe
n'est pas dite !... C'est peu de le dire !
Parlons en effet du "Hasard Créateur" ...
Essayons de mieux définir et cerner ce mot ... au pouvoir magique !
... car le Hasard Créateur a mille et un pouvoirs magiques ... nous allons voir ça ensemble chers amis blogueurs !
Un peu de définition...
Le "Hasard" c'est le "non-intentionnel" et le "non-directif".
C'est censé signifier que le Hasard ne cherche rien à faire. Il n'a aucun projet, aucun dessein, aucune idée derrière la tête... il ne poursuit aucun but.
Si le système cherchait à faire quelque chose de particulier nous ne pourrions plus parler de Hasard. Nous serions obligés d'invoquer une intention cachée s'exprimant à travers des processus
également cachés.
Cette négation absolue de toute finalité à faire quoi que ce soit est donc inscrite intrinsèquement dans le concept même de Hasard. Le temps ne saurait faire évoluer cette vision... même le
temps étalé sur les milliards d'années de l'existence de l'univers !
... C'est dans les gènes du Hasard pour l'éternité pourrait-on dire !
En conséquence, le Hasard c'est toujours et encore et pour l'éternité, l'inintelligence créatrice à l'état brut... doublée d'une absence totale du moindre souci d'anticipation... de
préservation... de protection...
Le Hasard fait simplement émerger ici et là à la réalité certaines constructions moléculaires. Il n'assure pas le service après-vente et ne fournit aucune garantie de bonne conservation ou de
pérennité ! Il crée simplement (??) dans une instantanéité aléatoire et après, la chose créée doit se "démerder" pour faire son chemin !
Le Hasard, c'est la rencontre-choc, inopinée et aléatoire... réversible ou irréversible.
Un atome rencontre un autre atome...
Une molécule recontre une autre molécule..
... Choc, friction, attirance, répulsion, épousaille, séparation... jeu de billard à mille milliards de bandes dans la "soupe primitive".
... Liaison forte... liaison faible...
Attirance et liaison... début de complexité ... pour un temps court ou long ...
Répulsion et séparation... retour à la liberté et à l'enfer du milieu... du milieu de la "soupe primitive".
La "soupe primitive" c'est l'espace infini et chaotique où baignent, s'affrontent, se croisent, s'entrechoquent atomes, molécules, ions, électrons libres... c'est une sorte de magma vibrionnant
et dense... magma atomico-moléculaire soumis à des contraintes énormes.
C'est un milieu caractérisé par ce que les scientifiques appellent l'entropie positive... formule alambiquée qualifiant un système en désordre croissant... un système évoluant
intrinsèquement vers un chaos total et permanent.
OUI, avant la lente émergence de l'ordre... il y avait le CHAOS !
Nous parlons d'un temps hyper reculé présidant aux prémices de la vie et plus généralement de la complexité naissante.
En ce temps... contraintes de température, de pression, de rayonnements... rayons UV, cosmiques, ionisants... contraintes énormes et permanentes sur le milieu transformé en une sorte de
soupe agitée et infernale... une sorte de chaudron explosif.
La "soupe primitive" est un mileu éminemment délétère et inhospitalier pour la complexité naissante.
La "soupe primitive" c'est : chocs, captures, agitation... agitation pouvant aller à l'extrême, dénaturation, déstructuration, frictions, "vampirisme", écartèlements, arrachages, dilacérations,
fragmentations... c'est tout sauf un milieu apaisé, propice à la complexité.
... C'est là que la théorie du "Hasard Créateur" trouve de mon point de vue ses ultimes limites...
... C'est là qu'elle perd l'essentiel de sa crédibilité !
Il est très difficile en effet d'imaginer une complexité pérenne naître de ce microcosme ô combien tourmenté et agité... parce que soumis à 10 000 contraintes le réduisant au CHAOS !
C'est conceptuellement impossible à imaginer...
Comme j'ai eu l'occasion de le dire, qu'une structure complexe surgisse de ce "Hasard Créateur" est parfaitement plausible... compte tenu de la masse vertigineuse et quasi infinie des
interactions possibles au sein du milieu.
Ce qui est moins acceptable, d'un strict point de vue cartésien et scientifique, c'est de croire ou de laisser croire que cette structure, à un moment jugée "complexe"... donc prometteuse
!... puisse longtemps rester complexe et intacte en attendant que "l'âme-soeur" (un ion, un atome, une autre molécule) croise sa route pour envisager une possible interaction
débouchant sur un accroissement espéré de la complexité.
... Ça, c'est une façon de prendre ses désirs pour la réalité et je pense que c'est de la pure spéculation !...
... J'attends que la science m'explique comment un tel mécanisme de préservation-protection de l'acquis moléculaire pourrait se concevoir sur des échelles de temps s'étirant sur des millions et
des milliards d'années.
Tout milite au contraire pour penser que la complexité balbutiante pourrait être très vite anéantie par les conditions délétères régnant dans le milieu. Tout est instable et réversible au sein du
milieu primitif... au sein du monde mystérieux de l'infiniment petit... monde hyper reculé des profondeurs de la matière où se croisent et s'entrechoquent atomes, molécules, ions,
électrons... c'est le monde d'où nous sommes issus et construits !
La vérité c'est que le "Hasard Créateur" "crée" toujours en grand aveugle inconscient et inintelligent. Il n'est aucunement conscient de ce qu'il crée dans l'instant ni, c'est
absolument primordial de le souligner, de l'éventuelle importance pour la suite de ce qu'il crée ou plus exactement de ce qu'il fait émerger à la réalité au sein du chaos.
De fait, le Hasard Créateur ne saurait concevoir des mécanismes de protection, de mise à l'écart, de préservation, d'anticipation... pour aucune des structures créées... dans l'attente, plus
tard, d'une rencontre favorable débouchant sur plus de complexité éventuellement "prébiotique".
Cette vision est totalement spéculative et pseudo-scientifique !
Elle compromet sérieusement la validité des théories qui s'appuient sur elle.
En réalité les deux façons pour une structure complexe de se pérenniser sur des durées de temps astronomiques sont...
-- Soit invoquer un facteur chance inouï qui défie les lois des probabilités. On est censé admettre et accepter l'idée que la structure complexe nouvellement créée échapperait sur des millions
d'années à des destructions-fragmentations liées aux conditions délétères du milieu.
... Je laisse les lecteurs se faire leur propre opinion sur cette option.
-- Soit la structure complexe ainsi formée présente par chance un état de stabilité tel qu'aucune influence déstructurante lié au milieu ou à l'environnement n'a pu la réduire et la ramener au
chaos... même sur des durées astronomiques !!
... C'est franchement difficile à admettre, à imaginer... à croire !!
Qu'on en juge !... Par cette stabilité, cette structure aurait à un moment acquis la qualité extraordinaire et quasi magique de pérennité et de quasi indestructibilité.
Cette seconde option présente un paradoxe.... car une telle stabilité va totalement à l'encontre d'une évolution dans un sens ou dans l'autre.
Si l'on considère un instant l'avenir d'une quelconque création moléculaire, deux possibilités existent en effet pour cette structure jugée à un moment donné "complexe" ou "en voie de
complexification" ...
Une des possibilités est la fragmentation-déstructuration... retour au chaos et à la soupe primitive. C'est selon moi, l'éventualité de très très loin la plus probable compte tenu des échelles de
temps en question !!
L'autre sens est la possibilité pour cette structure de capter au fil du temps d'autres atomes ou d'autres molécules pour "l'enrichir".... la "complexifier" !
Cela dit, rien ne permet d'affirmer que cette 2 ème possibilité d'enrichissement par "capture" aléatoire sur les seules bases de la rencontre fortuite, soit synonyme de progrès dans le
devenir potentiel de cette structure. Cette capture peut aussi être un verrou ou un recul évolutif.... elle peut anéantir des espoirs !
Potentiel évolutif vers le "prébiotique" n'est pas synonyme de structure forcément grosses ou ultra complexes.
Conclusion...
... Expliquer la pérennité d'une structure complexe sur des échelles de temps s'étirant sur des millions d'années relève du pur défi intellectuel. Quoi qu'elle affirme, la science n'a pas prouvé
qu'une telle pérennité-stabilité-indestructibilité "en attendant que" si j'ose dire, soit une réalité scientifique, plausible et validée.
Elle se contente d'affirmer que cela s'est bien déroulé ainsi et de faire un super grand écart vide de toute explication !
Autre conclusion...
Quand on creuse plus à fond la question, il n'est pas possible d'accepter sans rechigner le concept de "Hasard Créateur". Ce concept devient dès lors très spéculatif... nous le verrons à travers
bien d'autres exemples ou créations.
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Je me présente succinctement.
J’ai 50 ans, j’exerce la profession d’ingénieur en informatique et suis par ailleurs passionné
de sciences naturelles (cosmologie, physique quantique, théorie de l’évolution)
Les questions touchant à nos origines sont donc pour moi un thème de réflexion essentiel et ont été l’occasion pour moi de créer un blog à ce sujet.
Je vous invite donc à le visiter (www.objectif-realite.over-blog.com), vous pourrez y lire un certain nombre d’articles personnels, visionner des vidéos traitant de la question du créationnisme, de la théorie de l évolution, une bibliothèque de liens vers de nombreux sites spécialisés est également disponible, etc… Vos commentaires seront les bienvenus.
Je constate d’ailleurs que pour des raisons historiques, ces questions sont toujours qualifiées de « philosophiques » ou « existentielles » alors qu’elles entrent progressivement dans le domaine des sciences. J’en veux pour preuve le développement de théories quantiques de la gravitation, comme la théorie des cordes ou la gravitation quantique à boucles, seule voie qui permette d’unifier la théorie de la relativité (qui s’intéresse à la mécanique de l’Univers à grande échelle) et la physique quantique (qui s’intéresse à la mécanique de l’Univers aux échelles subatomiques) et d’en savoir davantage sur des questions comme :
qu’est-ce qui génère un Big Bang, comment expliquer les conditions initiales de l’Univers, pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi l’Univers est-il biophile etc…
(voir la dernière publication de Stephen Hawking à ce sujet)
Vaste champ de recherche donc, que la technologie permet aujourd’hui d’explorer. (je pense au LHC de Genève qui permet de reproduire les niveaux d’énergie juste après le Big Bang ou bien encore aux nouveaux satellites permettant de scruter le ciel profond et qui apporteront dès 2012 des réponses déterminantes sur la topologie et la dynamique de l’Univers.
(voir le site de l’astrophysicien JP Luminet à ce sujet)
C’est donc à l’occasion d’une recherche de sites traitant du créationnisme sur Over-Blog que j’ai récemment pris connaissance de votre contribution, ce qui m’a permis de lire, entre autres, votre article : « Que cache le hasard créateur ? »
Après cette introduction un peu longue, venons-en, si vous le voulez bien à l’essentiel
de mon message qui consiste en une réponse à certaines affirmations de l’article en question :
Quand vous dîtes :
« La vérité, c'est que dans ce domaine, il y a très peu de dit et beaucoup de non-dit !
C'est contre une certaine opacité savamment entretenue que j'aimerais m'élever. »
« Cette négation absolue de toute finalité à faire quoi que ce soit est donc inscrite intrinsèquement dans le concept même de Hasard. Le temps ne saurait faire évoluer cette vision... même le temps étalé sur les milliards d'années de l'existence de l'univers ! »
« Le hasard créateur n'assure pas le service après-vente. »
Réponse :
Je suis d’accord avec vous lorsque vous affirmez que le débat scientifique est souhaitable,
mais il me semble que vous enfoncez ici des portes ouvertes !
La science n’est-elle pas par définition une démarche collective d’exploration du réel qui n’a de cesse de tester ses acquis par la confrontation entre d’une part, les théories « établies » (ou présumées comme telles) et d’autre part, de nouvelles données qui pourraient amener à corriger voire réfuter ces dernières ?
Je pense à la théorie de la gravitation de Newton qui a été corrigée dans le cadre de la relativité d’Einstein mais aussi au principe des « équilibres ponctués » du paléontologue SJ Gould qui a permis dans les années 1970 de préciser les modalités de l’évolution biologique.
(celle-ci ne procède pas nécessairement de façon linéaire par de petites modifications sur de très longues périodes mais peu procéder par « bonds » ou « sauts » évolutifs rapides à l’échelle des temps géologiques et espacés par de longues stases évolutives)
Voici d’ailleurs (pour résumer ma pensée sur ce point) ce que disait Georges Charpak au sujet du statut d’une théorie scientifique:
"La charge de la preuve revient toujours à celui qui affirme quelque chose de nouveau
et plus la chose affirmée sort du cadre des lois établies, a fortiori si elle entre en conflit avec ces lois, plus les preuves apportées pour étayer cette proposition doivent être robustes."
Georges Charpak et Henri Broch: (Devenez sorciers devenez savants)
Quant au contexte précis de votre affirmation concernant le « hasard créateur » que vous évoquez à maintes reprises et que vous semblez qualifier sans l’exprimer de « dogme scientifique », je pense que vous vous déformez quelque peu (volontairement ou involontairement) la compréhension qu’en ont la plupart des biologistes évolutionnistes pour qui le hasard des mutations n’est que « l’essence du moteur » si je puis dire.
Le moteur de l’évolution, c’est la sélection naturelle, c’est elle qui assure le « service après-vente ». En lien étroit avec la pression environnementale (contingence) et la dérive génétique, elle assure un différentiel reproductif positif chez les populations porteuses de caractères qui favorisent la reproduction. (la fréquence de ces caractères augmente donc d’une génération à l’autre puisqu’ils sont transmis).
Ceci a plusieurs conséquences immédiates :
- la distinction « micro » et « macro » évolution n’est qu’une vue de l’esprit. Dans la réalité, il
existe simplement des mécanismes évolutifs qui agissent sur des échelles de temps différentes. (voir gènes homéotiques, gènes Hox )
- un caractère n’est « favorable » que par rapport à un environnement donné,
- c’est la contingence qui guide l’évolution.
- l’évolution fait du neuf avec du vieux (elle procède par exaptation)
- l’évolution, c’est avant tout le changement, en aucun cas le progrès.
- toutes les espèces vivantes aujourd’hui en sont au même stade d’évolution, elles ont simplement suivi des chemins différents dans des environnements différents.
- la représentation de l’évolution comme un arbre au sommet duquel trône Homo Sapiens est
une vision anthropocentrique mais aucunement fidèle des procédés évolutifs. L’évolution ressemble plutôt à un buisson tout rond mais plein de trous. (les brindilles en périphérie du buisson correspondent aux espèces vivantes actuellement, les trous aux espèces fossiles)
Quand vous dîtes :
« Croire ou de laisser croire que cette structure, à un moment jugée "complexe"... donc prometteuse !... puisse longtemps rester complexe et intacte en attendant que "l'âme-soeur" (un ion, un atome, une autre molécule) croise sa route pour envisager une possible interaction débouchant sur un accroissement espéré de la complexité ...
Ça, c'est une façon de prendre ses désirs pour la réalité et je pense que c'est de la pure spéculation !... J'attends que la science m'explique comment un tel mécanisme de préservation-protection de l'acquis moléculaire pourrait se concevoir sur des échelles de temps s'étirant sur des millions et des milliards d'années. »
« Le Hasard Créateur ne saurait concevoir des mécanismes de protection, de mise à l'écart, de préservation, d'anticipation... pour aucune des structures créées... dans l'attente, plus tard, d'une rencontre favorable débouchant sur plus de complexité éventuellement "prébiotique". Cette vision est totalement spéculative et pseudo-scientifique !
Elle compromet sérieusement la validité des théories qui s'appuient sur elle. »
« Expliquer la pérennité d'une structure complexe sur des échelles de temps s'étirant sur des millions d'années relève du pur défi intellectuel. Quoi qu'elle affirme, la science n'a pas prouvé qu'une telle pérennité-stabilité-indestructibilité "en attendant que" si j'ose dire, soit une réalité scientifique, plausible et validée.
Elle se contente d'affirmer que cela s'est bien déroulé ainsi et de faire un super grand écart vide de toute explication ! »
Réponse :
Comme je l’ai évoqué plus haut, le « hasard créateur » n’est pas le paramètre clef qui explique la pérennité des structures biologiques complexes, mais la sélection naturelle qui fonctionne par exaptation en exploitant les propriétés d’auto-organisation de la matière.
A cet égard, je vous invite (si vous ne l’avez déjà fait) à vous documenter sur ce monument qu’est la théorie synthétique de l’évolution. Vous trouverez dans le document ci-dessous et qui fait référence en la matière une mine d’informations. (mythes, idées fausses, mécanismes,
exemples de spéciation, expérimentations, etc…)
Références :
« Le Guide critique de l’évolution » par Guillaume Lecointre 2009 – systématicien et professeur en phylogénétique au muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Par ailleurs, et pour résumer sur ce point, il me semble primordial de bien prendre en compte
un élément méthodologique incontournable :
La science se propose d’expliquer des phénomènes en fonction des seules ressources du monde réel. Pour ce faire, elle pose nécessairement des hypothèses qui ont pour vocation d’être soit réfutées soit validées. Or,
Ceci implique qu’à l’instar des deux théories citées, la théorie synthétique de l’évolution n’est pas figée, elle n’a cessé et ne cesse d’évoluer depuis Darwin. (la version initiale n’est plus guère qu’un fossile)
Pour finir, je prendrai une analogie :
Vous êtes médecin, vous viendrait-il à l’idée de suspendre ou remettre en cause la qualité d’un traitement sous prétexte que son inocuité n’a pas encore été démontrée ?
J’imagine que non. Dans le contraire, vous seriez un champion du principe de précaution mais vous n’agiriez pas pour votre patient. Mais si vous appliquez le traitement, c’est donc que vous lui accordez un certain crédit au regard d’expériences passées et ce n’est qu’un élément nouveau (comme un effet secondaire) qui pourrait vous faire revoir votre position et envisager de corriger le traitement voire le supprimer pour un autre.
N’en est-il pas ainsi de toute théorie ? La meilleur explication jusqu’à preuve du contraire !
Personnellement, je n’ai rien contre la théorie des corbeaux rouges, il suffirait de m’en montrer un pour me convaincre. Dans l’immédiat, n’est-il pas légitime de penser que tous les corbeaux sont noirs ?
Dans l’attente de vos remarques.
Cordialement.
RM